lundi 18 juillet 2016

L'abbé Antoine Nicolas, martyr de la Foi

 Curé de Saint-Baudier (aujourd'hui La Maxe), dans le diocèse de Metz, l'abbé Antoine Nicolas refusa de prêter serment à la constitution civile du clergé, en 1791. Condamnée par le pape, cette constitution créait de fait un schisme au sein de l'Eglise, en séparant le clergé de France de l'Eglise de Rome. Les deux tiers des prêtres et la quasi-totalité des évêques refusèrent la nouvelle église constitutionnelle.

Dieu semblait avoir destiné spécialement l'abbé Nicolas à prémunir les fidèles du pays Messin contre les nouvelles erreurs ; car il se trouva doué d'un courage extraordinaire en ces circonstances critiques. Sans négliger ses ouailles, il parcourut toutes les paroisses du diocèse.

Dans celles-ci, les vrais pasteurs avaient été remplacés pas des prêtres constitutionnels, prêchant la plupart du temps dans des églises vides.

Le courageux abbé continuait quant à lui d'administrer les sacrements et de célébrer la messe de façon clandestine. Un immense soutien populaire lui permis cette vie cachée et active au service de la Foi.

Les conversions nombreuses que l'abbé opéra prouvèrent que l'esprit de Dieu était en lui. La plupart des catholiques, qui restèrent fermes dans leur Foi au milieu du schisme, durent leur constance aux soins de ce zélé missionnaire.

Après trois ans d'un tel ministère, aussi pénible que glorieux, il fut emprisonné, et resta dans les fers pendant deux ans, faisant tourner à la gloire de Dieu cette humiliante et douloureuse situation. Enfin, il fut mis en liberté, à la condition de sortir de France, conformément à la loi de déportation du 26 août 1792. Nicolas remplit cette rigoureuse condition ; mais, trop préoccupé des besoins des catholiques, qui restaient presque sans pasteur, il revint quand il crut la persécution apaisée.

Une seconde fois arrêté et expulsé, l'abbé Nicolas, pensant à ce que les Apôtres avaient tenté de périlleux pour la cause de Jésus-Christ, se crut rappelé par elle dans sa patrie. Il  y rentra à nouveau en 1798.

Il ne tarda pas à être arrêté, conduit à Metz, et livré à une commission militaire qui, d'après une loi de cette époque, ne pouvait que le faire périr. Il le savait ; et cette connaissance ne l'empêcha pas de paraître devant les juges-soldats avec la sainte assurance d'un confesseur de Jésus-Christ.
Après un bref interrogatoire, les juges prononcèrent tous unanimement la sentence de mort contre le curé Nicolas. Après l'avoir entendue, il s'écrie comme le Prophète-Roi :

"Je me suis réjoui à cause de ce qui m'a été dit : nous irons dans la maison du Seigneur. Je t'ai parlé de paix, ô ma chère patrie ! et je te l'ai souhaitée dans l'exercice de mes fonctions sacerdotales, à cause de mes proches et de mes concitoyens. Si mon ministère pouvait encore leur être de quelque utilité, je ne refuserais pas le travail, vous le savez, Seigneur ; mais aussi, dès que ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite. Puisque, dans ce jour heureux pour moi, vous daignez, Seigneur, couronner mes faibles mérites, en couronnant vos dons, souffrez qu'à l'exemple de votre divin fils, et du premier Martyr saint Etienne, patron de ce diocèse, je vous demande grâce et miséricorde pour mes juges, pour les exécuteurs de leur sentence, et pour tous les Français coupables. Pardonnez-leur, Seigneur ; car ils ne savent ce qu'ils font. Dessillez enfin leurs yeux, en les faisant rentrer, par votre grâce, dans la religion qu'ils ont si indignement abandonnée. Vous êtes, il est vrai, le Dieu des vengeances ; mais vous êtes aussi le Dieu des miséricordes. Faites qu'ils se convertissent et qu'ils vivent, afin qu'ayant reconnu leur erreur, ils en fassent une sincère pénitence, et qu'ils vous en bénissent pendant toute l'éternité".

Telles furent les propres paroles du curé Nicolas. On le fusilla dès le lendemain, le 13 août 1798, avec un autre prêtre du diocèse de Metz, le curé de Bellainville, nommé Marcolin.

Le souvenir de ce martyr de la Foi demeure vivace dans le pays Messin. C'est pour l'honorer que nous vous convions à cette journée de mémoire du samedi 13 août 2016.




Barbecue royaliste du 2 juillet 2016

Samedi 2 juillet, le barbecue royaliste a rassemblé une trentaine de personnes.
Après une conférence rappelant les fondamentaux du légitimisme, ceux qui le souhaitaient ont pu réciter le Rosaire pour la France à l'église Sainte Ségolène.


lundi 13 juin 2016

Journée royaliste du 11 juin à Obernai

Samedi 11 juin, les cercles légitimistes d'Alsace et de Lorraine se sont réunis pour une belle journée de camaraderie et de formation sous l'égide de Mgr Freppel.



A la fin du 19e s. celui-ci a été une grande figure de la défense de la doctrine et de la Foi chrétiennes, face aux développements inexorables de la Subversion inoculée à notre pays par la Révolution dite française.

Après une messe en l'église Saints-Pierre-et-Paul où repose le coeur de Mgr Freppel, une conférence de M. Benjamin Ratichaux et un repas au restaurant, la journée s'est conclue par une visite guidée dans les rues d'Obernai.

Ne pas voter est un devoir


Dans le camp royaliste, certains pensent que le système électoral républicain peut être un moyen d’accéder au pouvoir ou tout au moins de diffuser notre message.

Gagner des postes importants, peut-être celui de président de la république, est-il envisageable ?

Cela je crois est impossible. Il faut avoir énormément d’argent, prêté par les banques, qui ne prêteront pas à un candidat dont le programme ne leur convient pas. Admettons que de généreux mécènes nous soutiennent, toutes les sommes réunies seraient englouties si le score de 5% n’est pas atteint.

Cela serait-il néanmoins possible, que ferait ce président royaliste ?

Dans le passé, quand la France était beaucoup moins déchristianisée et républicanisée qu’aujourd’hui, nous avons eu un président royaliste, le maréchal Mac-Mahon, et une chambre à majorité royaliste.
Au fil du temps, la mise en place progressive du système et de la pensée républicaine à permis d’évincer de la politique le camp royaliste jadis majoritaire, car ce système repose sur des impostures trompant l’opinion et qu’on ne peut accepter sans être certain d’être perdant à terme.
Ce sont ces impostures auxquelles le maréchal Mac-Mahon voulait que le comte de Chambord, l’héritier de la Couronne, adhère, afin de lui remettre le pouvoir, disons plutôt une certaine forme de pouvoir ne gênant pas la mécanique républicaine. Il a, avec raison, refusé.

On pourrait résumer ces impostures en un mot : démocratie.

Être contre la démocratie ce n’est pas être pour la dictature, c’est être contre une illusion inapplicable et qui n’a d’ailleurs jamais été appliquée (mais qui masque autre chose). Si l’on est pour le bien commun, on est contre la démocratie.

Pourquoi en effet l’opinion majoritaire serait-elle la meilleure ? L’opinion majoritaire est bien souvent l’opinion démagogique. La bonne opinion est celle qui correspond à une vérité immanente. Une loi est bonne parce qu’elle est conforme à la justice et au bien, pas parce qu’une arithmétique absurde, prétendant faire la moyenne de l’ensemble des opinions, l’a désignée bonne.

Nous savons, nous royalistes, qu’il faut une continuité et une cohérence dans l’action politique.

Depuis la République, la France titube de gauche à droite et finit par s’embourber de plus en plus profondément. Ce n’est pas de la foule, manipulée par les medias appartenant aux grandes multinationales, qu’on peut espérer une pensée cohérente et suivie. Il faut une famille pour incarner cette pensée et la mener génération après génération. Une famille sans cesse sous le regard du peuple, qu’on peut interpeller librement dans ses palais (comme on pouvait le faire du roi à Versailles), une famille sous le feu des projecteurs qui ne peut échapper que difficilement à ses devoirs si tant est que l’envie lui en prenne. Voilà la meilleure forme du pouvoir, bien différente de l’actuel, détenu en Europe par des eurocrates inconnus et soumis dans l’ombre à toutes les sollicitations.

Bref, participer aux élections n’est-ce pas contribuer à maintenir un jeu de dupes ?

Des enquêtes montreraient que le candidat élu à la fonction présidentielle et celui qui passe le plus à la télévision, à la minute près.
Quel est le but réel des élections ? Devant le désastre national, les gens ont le sentiment de se venger en glissant dans l’urne le bulletin interdit, celui qui est susceptible de tout faire sauter. Bien sûr rien ne saute jamais, il s’agit juste de faire croire à l’urneur qu’il a un petit pouvoir personnel, qu’il a la possibilité de faire peur aux puissants alors qu’il n’a face à lui qu’une galerie d’acteurs stipendiés.

Voilà à quoi se réduit l’action de beaucoup de notre camp, qui ne supportent plus ce système dont ils ont compris la nocivité : allez régulièrement s'isoler dans l'ombre pour déposer leur bulletin dans l’endroit approprié, faire où on leur dit de faire, puis attendre patiemment le dépouillement de leur obole.

Voilà comment la France est hypnotisée depuis des décennies par un barnum médiatique qui n’a jamais rien changé à son long et inexorable déclin. A peine a-t-on remarqué que lors d’un certain référendum sur un traité « européen », l’avis exprimé a été magistralement foulé aux pieds. Tous les autres grands enjeux (comme par exemple aujourd’hui le traité transatlantique) se discutent dans l’ombre.

La démocratie est une chimère et la république un système de corruption, voici un exemple qui l’illustre à merveille : le 15 avril dernier, les élus de Sens Commun (une émanation politique de la Manif pour Tous) des Pays de Loire, ont voté des subventions pour l’AIDES, association qui promeut le lobby LGBT. Ils ont voté également pour l’AFEV, une association de gauche. Ils ont voté pour le Planning Familial, qui encourage l’avortement. Ils ont voté enfin pour le Pass Contraception, qui délivre aux mineures de quoi avorter en contournant l’autorité légale de leurs parents. Voilà des élus jeunes et plein d’idéaux, qu’on soupçonnerait les moins incorruptibles, mais qui dès leurs places acquises obéissent aux pressions du système, aux consignes de parti, et délaissent le combat qui les a pourtant porté aux premiers strapontins. Désormais, ils ne défendront plus le bien, le beau et le vrai, désormais ils feront de la politique.

Ne nous faisons pas d’illusion, dans l’arène républicaine et ses chausse-trappes nous ne vaincrons jamais les lions du système, au contraire nous leur servons de chair fraiche.

Talmont

jeudi 19 mai 2016

Journée légitimiste, le 11 juin 2016

Obernai - Sur les traces de Monseigneur Freppel

 Programme :

09h00 : Accueil

09h30 : Conférence sur Monseigneur Freppel (par Monsieur Benjamin Ratichaux)
 
11h00 : Messe célébrée selon la forme extraordinaire du rit romain en l'église Saints-Pierre-et-Paul où repose le coeur de Mgr Freppel

12h30 : Pause déjeuner

14h15 : Visite guidée dans les rues d'Obernai : "Les corporations et les vieux métiers".

16h15 : Allocution des présidents, boutique, chants légitimistes

17h00 : Clôture
 
 Obernai le 11 juin 2016
Cercles d'Alsace et de Lorraine

Télécharger votre tract d'inscription : ICI 

dimanche 8 mai 2016

Réunion cercle Robert de Baudricourt - samedi 14 avril 2016 à Peltre (57)

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 14 avril 2016, à Peltre.

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85
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samedi 30 avril 2016

Pèlerinage marial à Saint-Avold le 21 mai 2016




Samedi 21 mai 2016, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre organise un pèlerinage franco-allemand à la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours à Saint-Avold (France, 40km à l'Est de Metz).

Le pélerinage à Notre-Dame de Bon Secours (autre vocable de « Notre-Dame Secours des Chrétiens ») remonte au XVIe siècle, à l’époque où les moines bénédictins de Saint-Avold firent construire une chapelle en l’honneur de la Mère du Rédempteur pour empêcher le développement du protestantisme.

Le pèlerinage à la statue miraculeuse prit de l’ampleur jusqu’à la Révolution où il fut interdit.
La statue fut sauvée et cachée de la tyrannie révolutionnaire par des dames du village, et réinstallée dans le sanctuaire en 1806. Aujourd’hui encore, les âmes mariales viennent de France et d’Allemagne pour se confier à Notre-Dame et reçoivent de nombreuses grâces par son intercession.

Au programme :

10h00 : Messe solennelle à l’abbatiale Saint-Nabor (église paroissiale) et départ en procession vers la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours avec prière du chapelet

12h30 : repas chaud (réservation obligatoire avant le 7 mai)

14h00 : temps de détente et de découverte du sanctuaire

15h00 : conférences spirituelles simultanées en français et en allemand

16h00 : collation

17h00 : Vêpres solennelles et salut du Saint-Sacrement

Informations et inscriptions: saintavold2016@gmail.com
Pour en savoir plus :