dimanche 22 janvier 2017

Allocution de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon

Réception à la suite de la Messe pour le Roi Louis XVI, Saint-Denis, samedi 21 janvier 2017.


Madame la Surintendante,
Messieurs les abbés,
Mesdames et Messieurs les Elus
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Louis.jpgChers Amis,

Une nouvelle fois nous nous retrouvons, la Princesse et moi-même parmi vous, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du roi Louis XVI que nous avons, tous, à coeur de commémorer chaque année.
Cette cérémonie est bien plus qu’un hommage rendu au roi martyr. Pouvoir nous réunir aujourd’hui dans ce haut-lieu qu’est l’ancienne abbatiale devenue Maison d’éducation de la Légion d’Honneur, donne un relief tout particulier à cette rencontre maintenant traditionnelle entre la France et son histoire.

Ainsi, qu’il me soit permis en tout premier lieu, de remercier les autorités . J’adresse toute ma gratitude aux autorités religieuses, à son excellence l’Evêque de Seine-Saint-Denis et au Recteur de la Basilique qui ont autorisé le Mémorial de France à faire célébrer cette messe dont le roi Louis XVIII avait souhaité qu’elle soit perpétuelle. Comme chef de Maison j’apprécie que cette célébration n’ait jamais été remise en cause. Je félicite le Mémorial de France à Saint-Denys d’avoir perpétué cette cérémonie, depuis un peu plus d’un siècle maintenant, quand elle est devenue privée. Après mon grand-père, après mon père, je suis très heureux de pouvoir régulièrement rappeler l’intérêt que porte le successeur légitime des Rois de France au maintien de ce devoir de mémoire et de piété vis-à-vis du roi martyr.

J’adresse à Monsieur le Grand Chancelier de la Légion d’Honneur des remerciements tout particuliers, à travers vous Madame la Surintendante qu’il a chargé de le représenter. Il a permis pour cet évènement historique et commémoratif, que l’ensemble de l’ancienne abbatiale retrouve son unité. L’église et les bâtiments de l’abbaye réunis. Pour un moment, l’histoire et le présent se retrouvent. J’y vois plus qu’un symbole dans ce lieu voué désormais au présent puisqu’il est un des plus prestigieux établissements d’enseignement de France. Avec les jeunes filles qui y suivent leurs études, la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur poursuit l’oeuvre de transmission du savoir. Transmission si nécessaire puisqu’elle donne à chaque génération les fondements non seulement des connaissances mais aussi ceux du devoir et des valeurs qu’incarne le premier Ordre de la nation.

Etre ici en ce 21 janvier 2017, permet donc à la fois de se souvenir tout en pensant à l’avenir. En ce sens histoire et éducation sont intimement liées et j’aime à le dire dans cette institution où ces mots prennent tout leur sens. Former et éduquer n’est-ce pas le devoir auquel tous les parents sont attachés, comme la Princesse et moi-même, nous le sommes pour nos trois enfants. L’héritage et la transmission donnent les bases solides sur lesquelles l’avenir peut se construire. Non pas un avenir d’utopies et d’idéalisme, mais un avenir ancré dans le réel et alimenté par les racines de la tradition. Toute famille désire léguer à ses enfants un héritage moral et matériel, vivant, travaillé, amélioré. Quant aux enfants ils sont fiers de leurs parents et du travail accompli par eux. Voilà ce qui fait une société saine et unie, et pleine d’espérance pour l’avenir.

Les perspectives d’un avenir meilleur demeurent la première préoccupation des parents et des éducateurs. Ainsi il ne faut pas avoir de nostalgie pour le passé, mais chaque jour, se demander comment avec l’héritage reçu, comment avec les racines qui sont les nôtres, nous pouvons écrire de nouvelles pages à l’histoire de France et apporter notre pierre à l’édifice soit pour bâtir, soit pour consolider, soit pour supporter les périodes difficiles.

Louis XVI dans son Testament appelle à cet espoir renouvelé. Son exemple doit nous aider à nous surpasser.
Voilà ce que je voulais vous transmettre en ce début d’année, avec les voeux que la Princesse et moi-même pouvons adresser à vous tous, à vos familles et à tous les éducateurs.

Puisse Saint Louis qui repose avec tous les rois dans cette nécropole continuer à veiller sur la France pour qu’elle demeure fidèle aux promesses de son baptême et aux valeurs de justice et de paix qui ont fait d’elle, au long des siècles, un modèle pour les nations.

Merci de m’avoir écouté.

Louis, duc d’Anjou

samedi 14 janvier 2017

Réunion royaliste et messe pour Louix XVI à Nancy, samedi 21 janvier 2017


Samedi 21 janvier à 16H30 : réunion royaliste et galette des rois à Nancy
(co-voiturage depuis Metz, contactez franceroyale@gmail.com).

A 18h30 : messe pour sa majesté le roi Louis XVI
(mis à mort le 21 janvier 1793), en la chapelle du Sacré-Coeur,
65, rue du Maréchal Oudinot.

 
Venez nombreux et que vivent Dieu, la France et le Roy !

 

Les corps intermédiaires, entre individu et État

(sujet étudié lors de la réunion du Cercle du 3 décembre dernier)
Les corps intermédiaires étaient des communautés traditionnelles au sein desquelles l’homme détenait des parcelles d’autorité en vertu du principe de subsidiarité ; ils lui apportaient protection, responsabilités, honneur et dignité dans le service du bien commun. La Révolution leur a substitué les sociétés de pensée, ces communautés artificielles où la personne est privée de toute possibilité d’action concrète et soumise à la tyrannie de l’opinion. La démocratie égalitaire la laisse nue et désemparée face à un État tout puissant qui, pour durer, lui propose l’ignoble marchandage : « on te donne la liberté de jouir si tu nous laisses le pouvoir et l’argent. »
Pour approfondir le sujet : http://www.viveleroy.fr/Les-corps-intermediaires-entre 

mercredi 4 janvier 2017

Rosaire pour la France - samedi 7 janvier 2017 / 17h - Metz - Eglise Sainte Ségolène

2017 : nous voici désormais dans l’année du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima, une bonne raison de poursuivre avec ferveur et assiduité notre Rosaire pour la France en ces temps toujours plus troublés.
C'est avec plaisir que nous vous retrouverons samedi prochain, 7 janvier 2017, à 17h à l'église Sainte Ségolène de Metz.


Bonne et sainte année !

samedi 19 novembre 2016

Réunion royaliste : samedi 3 décembre, 14h30, à Peltre puis Rosaire pour la France à 17h

Samedi 3 décembre se tiendra, à 14h30, la prochaine réunion du Cercle légitimiste Robert de Baudricourt, à Peltre.

Elle sera suivie du Rosaire pour la France à 17h, à l'église Sainte Ségolène de Metz.

Renseignements au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

Antigone, héroïne de la loi naturelle

(sujet étudié lors de la réunion du Cercle du 5 novembre dernier)

En ces temps calamiteux, où la plupart des autorités temporelles et spirituelles se sont ralliées à l’esprit de monde qui proclame les « Droits de l’Homme », de l’homme tout puissant, de l’homme maître de la nature, de l’homme maître de sa nature, de l’homme qui décide du bien et du mal — et donc de l’homme qui se fait Dieu —, du fond des âges une petite voix dérangeante, une petite voix entêtante retentit : Antigone rappelle aux tyrans de la modernité qu’il existe une loi naturelle indépendante de la volonté de l’homme, une loi de notre nature, cette loi de raison qu’on ne saurait violer sans violer notre humanité. RÉSISTANCE ! Droit naturel, mieux, droit divin — si on reconnaît comme Antigone que ce droit vient de Dieu —, voilà le combat ultime que montre la jeune fille, voilà son testament sublime pour la grande guerre eschatologique contre l’asservissement planétaire qui se profile.

Groupes réducteurs et noyaux dirigeants

Abrégé de subversion par Adrien Loubier (sujet étudié lors de la réunion du Cercle du 8 octobre dernier)


La règle du jeu :
  • Ce spécialiste de « pédagogie non directive », vient de rassembler douze personnes autour d’une table pour leur faire « prendre conscience » des nécessités d’un « recyclage » …
  • Une dizaine de personnes se sont réunies pour « échanger » sur une actualité brûlante qui « fait problème ».
  • Deux cents étudiants se sont regroupés dans un amphithéâtre pour mettre au point une « plate-forme de revendications », etc. (...)

La règle du jeu est-elle possible ?

Mais la règle du jeu rend celui-ci apparemment impossible.
Si l’on met en présence des personnes nécessairement diverses par l’âge, le sexe, l’expérience, etc., leur connaissance du problème que l’on va mettre en débat sera « inégale ». Ainsi, les avis seront différents.
Au nom de la liberté, chacun exprimera son point de vue. Tout naturellement on cherchera à convaincre les autres que l’on a raison.
Or, au nom de l’égalité, aucune autorité n’est reconnue pour prendre une décision, ou simplement pour imposer les compétences ou l’expérience de quelqu’un.
Dès lors, la réunion devient une série d’exposés divergents dont la résultante moyenne est nulle. C’est ce qu’on appelle généralement un « tour de table ». La machine va-t-elle rester bloquée avant d’avoir commencé à tourner ? Aucune décision, aucun acte ne pourra-t-il se dégager de la réunion ? Pourtant l’on veut « faire marcher l’appareil ». Implicitement ou explicitement, la libéralisation maximale n’est-elle pas souhaitée par tous ?

Dès lors, elle devient l’objectif essentiel de la réunion, et prend le pas sur le prétexte autour duquel elle fut organisée.
Cette obstination peut être due à la volonté méthodique d’un technicien de groupe, d’un animateur socioculturel, d’un psychotechnicien, ou simplement d’un manipulateur astucieux.
Mais elle peut aussi naître spontanément de l’état moyen des esprits. Il suffit pour cela que la majorité soit convaincue qu’il n’y a pas de vérité objective, donc pas de réalité susceptible de s’imposer à tous comme norme de pensée ou d’action.
Dès lors en effet, la liberté des délibérants devient un absolu, car chacun paraît en droit de se forger une vérité relative, qui sera son opinion. Et puisqu’elle ne sera que son opinion, elle ne peut avoir plus de poids qu’une autre, car elle n’est pas moins subjective.